L’Union européenne est de plus en plus dépendante de l’extérieur pour ses approvisionnements en ressources énergétiques, en raison de l’amenuisement de ses propres ressources. Sa dépendance énergétique est passée de 44 à 56 % entre 1995 et 2005. La dépendance vis-à-vis de certains grands pays fournisseurs est un facteur de risque pour l’Union européenne car ils ne sont pas tous fiables. L’exemple du gaz est particulièrement démonstratif.

 

• L’approvisionnement en gaz de l’Union vient des pays membres mais aussi de pays proches voire très proches. La Russie est son premier fournisseur. Toutefois, même si son poids est considérable, il ne doit pas être surestimé pour plusieurs raisons. L’Union diversifie ses approvisionnements en faisant appel à d’autres pays producteurs (Norvège, Algérie, Nigeria). La Russie ne domine pas dans les approvisionnements de toute l’Union, mais seulement dans la moitié des pays membres (Europe centrale, Allemagne, Grèce, Finlande). Il s’agit souvent de petits pays sur le plan démographique et économique (Pays baltes, Slovaquie, Bulgarie, Grèce). Les autres pays comptent davantage sur leurs propres ressources (Danemark, Pays Bas) ou font appel à d’autres fournisseurs (Espagne, France, Italie, Belgique).
• D’autres fournisseurs potentiels proches de l’Union pourraient être sollicités davantage, à condition d’ouvrir de nouveaux itinéraires d’importation par gazoduc (Asie centrale, Golfe persique dont Iran) ou de développer le transport de gaz liquéfié par mer.

 

Références : Clarisse Didelon, Claude Grasland, Yann Richard, Atlas de l’Europe dans le monde, La Documentation française, 2009. Voir notamment dans la partie « Réseaux », le chapitre 14 sur les « flux énergétiques ».